L’HISTORIQUE

Sans doute dans le but d’oublier le désastre de SEDAN, comme dans beaucoup de communes françaises, c’est par délibération d’une assemblée générale constitutive tenue le 15 juillet 1871 qu’est née la SOCIETE MUSICALE et de CONCERTS de NOGENT-L’ARTAUD autour d’une fanfare.

A en juger par les rares documents à disposition, la fanfare va connaître une période particulièrement faste avec un effectif d’une quarantaine de musiciens et la participation à nombre de festival, ou concours : Paris(1885), Fécamp(1901) Genève (1910) jusqu’à sa mise en sommeil le 02 août 1914 lors de la déclaration de celle que l’on appela LA GRANDE GUERRE et cela jusqu’au 27 juillet 1923.

Commence alors la période sans soucis puisque le précédent conflit est devenu LA DER DES DER…. pas de guerre à craindre !

Place à la musique et à l’insouciance.

fanfare 1895

La fanfare est de toutes les manifestations, la plus attendue étant la fête patronale de la Saint-Germain, fin mai.

Hélas, la paix sera de courte durée et le 1er septembre 1939, le ciel s’obscurcit, la fanfare est à nouveau mise en sommeil, mobilisation générale, la seconde guerre mondiale vient d’éclater.

Les Nogentais seront contraints d’attendre le 1er décembre 1950 pour entendre à nouveau le son des instruments dans « la salle de la musique », propriété de la société musicale.

La reprise coïncide avec l’arrivée dans la commune d’une famille recrutée par l’OPTIQUE COMMERCIALE pour sa spécialité dans la fabrication des produits à base de verre (lunettes, microscopes, appareils photographiques).

M. Roger ARNOUX, excellent bugle,  prendra la baguette, son fils Jean, excellent trompettiste, assurant la partie de chant ?

Parti de rien, il donne des cours de solfège à son domicile, des cours d’ensemble à la salle de la musique et rapidement, bien aidé par le retour des anciens, son projet prend corps, la fanfare compte bientôt plus de 40 exécutants après une fusion avec la clique de la société de gymnastique LE REVEIL NOGENTAIS,  créée à l’initiative d’un retraité,ancien clairon des pompiers de Paris ! (M. BRAYER).

Hélas, le succès sera de courte durée. Le décès subit de Roger ARNOUX en mai 1955 sera synonyme de fin de « sa fanfare ».

Aucun de ses adjoints n’aura la capacité requise pour faire vivre l’œuvre du défunt.

Le 16 mars 1964, les portes de la salle de la musique se ferment à nouveau !

ensemble 2010

Ce n’est que trente ans plus tard, le 24 novembre 1994, devant le risque de voir « leur salle » tomber dans les mains d’un particulier,,  qu’à l’initiative de quelques anciens ( Jean ARNOUX André HOINANT, Albert NEUER) bien aidés par quelques membres du conseil municipal ( Nicole BOUDOT,Colette BOUVRY, Philippe le ROUX, Gérard ROGER) que sonne le réveil de la société musicale et de concerts avec la formation d’un nouveau conseil d’administration.

Un conseil qui sera amené, le 15 janvier 1995, à prendre, après mûre réflexion, la décision de céder à la commune de NOGENT-L’ARTAUD sa « salle de la musique » pour le franc symbolique.

Devenue vétuste et inutilisable en l’état, c’était sans doute la seule solution pour sauver la salle de la démolition, d’autant plus que le conseil, prudent, prenait soin d’inclure dans l’acte de vente une réserve précisant que « dans un avenir illimité la société musicale pourrait continuer à utiliser la salle de la musique pour y exercer ses activités musicales et distractives. »

Sage décision, puisque fin décembre 2001, enfin, un trio se produisait sous la bannière de la Société Musicale et de Concerts dont c’était le 130ème anniversaire …. lors d’une messe de Sainte Cécile décalée, premiers pas  d’une formation inédite qui allait se produire sous le nom d’ENSEMBLE INSTRUMENTAL de MUSIQUE RECREATIVE de NOGENT-L’ARTAUD.

1 ere messe